Audrey est associée à deux collaborateurs Yoann et Virak sur Creative Slashers, nous avons voulu en savoir plus sur cette toute jeune entreprise.

Si vous aussi vous êtes sur un projet en association ou êtes sur le point de vous lancer à plusieurs, découvrez à travers cette interview, comment s’organise un travail en équipe efficace !

Présentez-nous votre entreprise (taille, structure, forme juridique, nombre d’associés) 

A ce jour, Creative Slashers compte trois associés, dont deux sont salariés de l’entreprise. Le troisième est en passe de le devenir également. Nous avons choisi de créer une SAS suite à différents conseils (comptable, avocat) et pour nous affranchir du RSI (mauvaise première expérience d’entrepreneuriat pour moi). Nous sommes en phase de développement et passons un premier cap en embauchant une stagiaire (rémunérée) dès le mois d’avril.

 

Quel est votre parcours scolaire/professionnel ?

Pour ma part, un parcours un peu atypique qui n’entre pas dans les cases. J’ai démarré par des études en paramédical, puis ai effectué un cursus d’anglais (DEA) avant de valider un DEA de médias et multimédia à l’Institut Français de Presse (Paris II – Assas). J’ai appris le web « toute seule comme une grande » en lançant mon premier site en 2000. J’ai par la suite utilisé mes compétences en interne car j’ai été chargée de communication en CDI durant la majeure partie de mes études. Suite à une première expérience entrepreneuriale, j’ai rejoint le salariat en agence pendant près de trois ans et, quand l’agence a fermé, j’ai repris une activité de conseil et production en tant d’auto-entrepreneur. En 2013, je me suis associée à un ami avec qui je travaillais déjà sur des projets : il était devenu évident qu’il fallait mettre nos compétences en commun pour évoluer dans notre structure et avancer ensemble. Quelques mois après la création de Creative Slashers, l’un de nos anciens étudiants nous a rejoints.

Quels services proposez-vous? 

Nous faisons de l’accompagnement sur-mesure sur le digital (et je tiens au mot « digital », car c’est plus large que le simple web). C’est devenu une évidence pour les entreprises de se positionner sur le digital, mais elles ne savent pas comment, pourquoi, comment définir leurs objectifs et évaluer le ROI (retour sur investissement). Nous passons par une phase d’audit et d’analyse de l’entreprise afin de définir ses besoins en parallèle à un état des lieux, puis nous faisons des recommandations. Là, deux solutions : l’entreprise saute le pas avec nous ou avec une autre agence. Les clients qui partent avec nous sont accompagnés et formés afin de devenir autonomes. Nous n’intervenons plus une fois que les choses sont en place, sauf rééquilibrage ou amélioration/redéfinition du projet. Nous faisons donc également – conséquence logique – de la formation soit en formation initiale (réseaux de grandes écoles) soit en formation continue ou des séminaires.

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Avez-vous été aidé par iStatut, que vous ont-ils apporté? 

Le service iStatut est la meilleure idée que j’aie eue en phase de création ! Le forfait payant (99 euros, c’est raisonnable) permet un accompagnement personnalisé sur le choix des statuts, mais également la domiciliation d’entreprise. Nous avons échappé à pas mal d’erreurs grâce à ce service. Le gratuit, ça fait rêver et on en a pris l’habitude avec le web, mais pour du conseil, mieux vaut dépenser un peu d’argent.

Vous avez déjà eu une expérience d’entreprise qui s’est soldée d’un échec suite à des impayés. Avez-vous pris des mesures pour éviter de reproduire cette situation? 

J’ai surtout appris la leçon ! Depuis, j’impose l’acompte de 50%. Ca paraît idiot, mais c’est la seule façon de ne pas prendre le risque de travaille pour rien. Par ailleurs, nous ne délivrons aucune recommandation si le solde n’a pas été payé. Ca peut paraitre un peu strict, mais c’est la meilleure solution : les termes des contrats, les pénalités de retard… Ca demande de passer en justice pour les faire appliquer si les clients décident de faire la mauvaise tête.

Vous êtes 3 associés, comment gérez-vous au quotidien votre trio et quelles solutions avez-vous mis en place pour faciliter le travail à plusieurs? 

Ca se passe plutôt simplement : nous avons la chance de très bien nous entendre et de regarder dans la même direction. Nous sommes cependant conscients qu’il va falloir mettre les choses « sur papier », rédiger un pacte d’associés, parce que personne n’est à l’abri d’un coup de gueule, d’un changement de motivation ou d’un clash fatal.

Au jour le jour, chacun travaille sur sa partie du ou des projets. Nous faisons régulièrement des réunions pour envisager la suite, qu’il s’agisse de notre entreprise ou de nos clients. Il y a une synergie évidente et nous partageons la même curiosité pour le domaine du digital. Nous échangeons donc beaucoup. Quant à l’organisation de travail : nous avons une Dropbox, nous sommes sur Trello (mais j’avoue que la Dropbox et le chat Facebook sont plus utiles aujourd’hui) et j’ai – enfin – mis en place un tableau de pilotage et de suivi sur lequel nous avons un vision globale du temps passé par chacun sur les différents clients et de ce que ça nous rapporte en termes de facturation et de rendement.

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Exemple de tableau de pilotage

 

Comment sont prises les décisions ? 

Les décisions sont prises à trois. Si l’un de nous a une idée, nous en parlons et nous voyons comment partir dessus. Qu’il s’agisse d’administratif (plutôt ma partie pour le moment, les femmes sont plus organisées 🙂 ), de développement ou d’investissement, rien n’est fait sans l’accord des autres associés. Une fois, j’ai fait une inscription sans attendre leur réponse, mais si les deux autres n’avaient pas été d’accord, je prenais la cotisation à titre personnel.

Quels conseils donneriez-vous à celles et ceux qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat à plusieurs?

Tout d’abord réfléchir au pourquoi du comment. Je m’explique : s’associer c’est un peu comme se marier. Au début tout est merveilleux, on plane en pleine lune de miel, mais ça ne dure pas.

La réalité et les contraintes arrivent vite : les charges, les frais de fonctionnement, l’organisation, le déséquilibre entre le travail des uns et des autres en fonction des périodes, le sentiment de travailler plus que le voisin… Si les associés ne sont pas conscients que ce sont des choses qui peuvent arriver et que ça évolue par périodes, ils vont droit au clash. Ensuite, s’associer juste « parce qu’on s’entend bien » est une erreur aussi : on s’associe parce qu’on a des compétences complémentaires, parce qu’on a besoin de soutien de personnes qui ne font pas la même chose mais savent justement gérer ce qu’on ne sait pas faire soi-même. Enfin, il faut avoir la même envie de se développer et une vision à long terme cohérente, sinon il y aura d’un côté ceux qui veulent évoluer et de l’autre ceux qui se contentent de l’existant.

Quelle est la prochaine étape pour vous?

La prochaine étape serait d’organiser notre studio (plutôt que de parler d’un bureau car nous sommes tous les trois allergiques à cette notion de travail de bureau). Nous aimerions aussi travailler plus en profondeur sur nos projets perso : nous sommes actuellement sur des solutions de gamification liées à l’enseignement et ça nous tient vraiment à cœur. A moyen terme, constituer une équipe cohérente de talents divers et variés. Les gens avec des idées, ça nous parle !

Agaçants ? oui, pourquoi ?

Parce que nous ne voulons pas entrer dans la norme. Nous faisons partie de cette génération de slashers qui sont un peu tout à la fois (même si deux d’entre nous sommes à la limite génération X et génération Y, mais je ne vous donnerai pas les dates de naissance !). Nous avons facilement tendance à bousculer les idées reçues et à aller à l’encontre des recommandations habituelles. Ca fait désordre chez les gens habitués aux trames bien lisses.

 

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