La représentation commerciale de la femme a connu une évolution importante depuis la création du Jury de Déontologie Publicitaire (JDP) en 2009. 70% de la jurisprudence du JDP concerne le respect de la dignité humaine et plus particulièrement celle de la femme.

En effet, avant la création du JDP, les femmes étaient souvent réduites à la fonction de ménagère, d’objet ou de faire-valoir…

Le « Porno chic », pratiqué par les marques de luxe, est surement la goutte de trop !

 

Aujourd’hui, une publicité se doit de respecter ses acteurs et surtout la dignité de la femme.

Les règles sont :

  • Ne pas choquer ou heurter le public par une publicité indécente ;
  • La nudité est déconseillée, à défaut elle doit être en rapport avec le produit, sa représentation ne doit pas être avilissante ou aliénante ;
  • Ne pas réduire la femme à la fonction d’objet ;
  • Ne pas suggérer l’idée d’une infériorité de la femme (pas de domination) ;
  • Ne pas cantonner son rôle à l’entretien du foyer ou à des taches purement ménagères.

 

Exemple récent d’une campagne publicitaire supprimée par son annonceur : Les Infidèles. Après plusieurs plaintes, Stéphane Martin, le directeur général de l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité s’était exclamé « …même sans ces demandes, nous serions intervenus. Il y a une représentation sexuelle explicite à la vue de tous, et ce n’est pas acceptable. Les images portent en plus atteinte à la dignité de la femme… Ces affiches ne respectent pas les “convenances”, selon le terme de notre code de la chambre de commerce internationale », « et c’est normal qu’une publicité cherche à se faire remarquer, mais elle ne doit pas choquer… »

 

Attention ! La vulgarité n’est pas le critère retenu pour censurer une campagne.

De plus on parle parfois à tort de censure alors qu’il s’agit en réalité d’un retrait volontaire par l’annonceur qui s’exécute face à la pression grandissante des consommateurs. Dans certains cas, la condamnation viendrait des réseaux sociaux.

 

Malgré l’existence de cette règlementation professionnelle plus ou moins respectée, peu de personnes savent qu’il est possible de s’engager facilement dans le combat. Atteindre un total respect de l’image de la femme est notre motivation ! Nous vous encourageons à réagir face aux publicités qui vous dérangent ou qui peuvent choquer vos enfants. Le mouvement #WomenNoObjects l’a fait ! Regardez !

Déposer une plainte ? Facile en un clique !

 

Qu’en pensez vous ? Le débat est ouvert !

 

Blandine G.